Warum

LA MOSELLE

de
Prix : 20,00 €
Pages : 140
Noir & Blanc
ISBN : 978915920970


Résumé

« La Moselle » retrace les errances d'un être en marge, presque SDF, un peu fou, un peu asocial. Son périple à travers l'Est de la France commence par le suicide d'un compagnon de marche sur une autoroute. Le reste de cette histoire nous emmène à travers le passé du personnage et ses pérégrinations à la rencontre des gens ordinaires de la Lorraine, véritable Voyage au bout de la nuit contemporain, par un artiste au trait charbonneux, et à l'écriture écorchée vive.

Ce livre parle d'un sujet qui touche de plus en plus de gens, la mise à la marge. C'est un livre qui parle des gens comme tout le monde qui se retrouve de plus en plus « en dehors » sans pouvoir rentrer dans la société, et qui en ont de moins en moins envie.

En terme de référence littéraire, Louis-Ferdinand Céline vient immédiatement à l'esprit quand on lit le livre. En terme graphique, les références graphiques sont plus à chercher dans l'art que dans la bande dessinée, mais toujours du côté des grands dessinateurs qui recherchent la déformation des corps, l'attention portée aux visages au détriment des corps et des décors : Picasso, Van Gogh, Toulouse Lautrec...

Mais Florian Martinez apporte aussi parfois une attention étonnante aux décors et aux perspectives, quand il cherche à ce que l'être humain se perde dans la ville, ou dans les constructions urbaines comme l'autoroute ou les réseaux ferroviaires, à la façon des peintres naturalistes du XIX° siècle.

Florian Martinez est un auteur qui a fait ses premières armes dans la revue BILE NOIRE chez l'excellente maison d'édition suisse ATRABILE dont l'exigence n'est plus à signaler. Ce premier livre dénote la maturité d'un auteur majeur, un roman graphique à placer dans la lignée, chez WARUM des romans graphiques comme AU RALLYE, LES AMANDES VERTES ou LE LIVRE DES NUAGES.

Sortie Juin 2012

Un article de David Fournol : Cette histoire sur l'exclusion, les gens qui vivent en marge qui n'ont pas la possibilité d'intégrer ou de réintégrer la société, est magnifique. Mais le récit de Florian Martinez va beaucoup plus loin. Il réalise aussi un vrai travail sur les problèmes que nous pouvons avoir à communiquer. La difficulté de dire, de parler, de s'exprimer, d’être compris ou entendus. L'incapacité que nous avons parfois à nous écouter et à entendre ce que dit l'autre. La Moselle est un très beau livre.

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