Warum

Collectif LE JOUR DU MUSEE


Benoît Preteseille est l’un des deux fondateurs de Warum, auteur atypique, féru d’art dadaïste et de provocation artistique s’exprimant à la scène, à la plume ou au pinceau.C'est lui qui est à l'intitiative saugrenu de ce livre..

Bastien Vives, jeune prodige de la bande dessinée qu’on ne présente plus, auteur chez Vraoum de LA BOUCHERIE et  gagnant du prix révélation lors du festival d’Angoulême

Jérôme d’Aviau, auteur prolifique dont le dessin sait jouer de tous les registres, de l’humour aux sujets graves en passant par l’érotisme. On a pu le retrouver chez Soleil, Drugstore, aux Enfants Rouges, dans la revue Stupre ou chez Delcourt.

Marine Blandin est une jeune illustratrice pleine de talent qui s’est fait remarquer l’an dernier au festival d’Angoulême en étant sélectionné pour le prix Jeune Talent du festival d’Angoulême.

Fumio Obata est un brillant illustrateur animateur d’origine japonaise, vivant sur le sol anglais et développant dans ses comics un humour absurde et une grande poésie.

Entretien avec Benoît Preteseille

Pourquoi cette envie de faire un livre sur les musées ?
J’ai été traîner dans les musées depuis que je suis tout petit, j’ai appris à les apprécier, à m’y sentir libre de choisir les oeuvres qui m’intéressent ou pas, de m’y attarder ou d’y passer en coup de vent. J’aime beaucoup ces endroits étranges, qui rassemblent dans un même endroits des objets qui ont des histoires tellement diverses, de la petite cuillère préhistorique à la couronne royale en passant par le portrait de notaire. On peut faire des musées de tout, c’est ça qui est fascinant. Musée du champignon, de l’herbe, du clou (je connais un musée du slip en Belgique)... Un musée, finalement, c’est une oeuvre d’art à part entière.

Il y avait de nombreuses participations de qualité lors de ces 24h de la bande dessinée, qu’est ce qui t’a fait choisir ces quatre histoires ?
Les quatre auteurs retenus ont je trouve des visions de cet endroit très personnelles et qui se complètent bien. Bastien Vives a une approche très documentaire, Marine Blandin l’utilise comme décor d’une histoire d’amour sanglante, Fumio Obata nous parle avec beaucoup d’humour des histoires cachées derrière les objets exposées et Jérôme d’Aviau se joue des règles caractéristiques des musées (l’interdiction de toucher, etc.) Evidemment, ce ne sont pas les seules histoires intéressantes réalisées pendant les 24h. Thibault Balahy par exemple avait fait quelque chose de très bien qui a été publié chez Alain Beaulet sous le titre La Boîte et je vous le conseille. Le choix a été dur, croyez-moi.

Toi même tu n’as pas encore fait ce genre de marathon que sont les 24h, pourquoi et vas tu les faire cette année ?
Les 24h de la BD (faire 24 planches en 24 heures chrono), ça me fait peur. C’est un exercice très dur, je le vois bien à la tête des auteurs qui doivent ensuite venir au festival d’Angoulême, ce sont de véritables héros !!! Un jour peut-être, si je suis dans une forme exceptionnelle. Le sujet de l’édition 2009 (le musée, donc) m’a fait regretter de ne pas participer. J’ai donc décidé d’en faire un petit recueil, auquel je rajoute des pages que j’ai faites bien tranquillement, à mon rythme, sans l’impératif de faire une histoire muette en plus.

Ce n’est pas le premier collectif où tu interviens, depuis tes premières autoéditions des éditions ion en passant par Dame Pipi Comix special verberk, Erik Satie, ... on te retrouve souvent dans ce genre de collectif dédié à l’art...
Le fait que des hommes produisent des choses qu’ils appellent Art me fascine. Savoir s’ils le font en riant, en priant, en suant, en réfléchissant, en étant amoureux ; il y a mille petites histoires à glaner, tragiques ou drôles, qui donnent de la chair aux oeuvres.

Quels sont tes prochains projets ?

De l’illustration, un grand livre où il sera question d’Art et de musée encore, un livre-disque avec mon groupe de rock n’roll, peut-être une nouvelle biographie d’artiste (après Francis Picabia) ou un livre sur l’histoire d’Angoulême. Programme chargé !!!

Un petit mot pour finir, pour les lecteurs ?

Un musée c’est fait pour rire, rêver, séduire, avoir peur et faire du sport !